diumenge, 18 de juliol de 2010

Crida dels antics resistents a defensar les conquestes socials del 1945, amenaçades pel capitalisme

Magnífic document, els antics resistents criden a defensar les conquestes del 1945. Per a entendre això cal tenir en compte la idea de la patronal francesa de destruir les conquestes socials de la lluita contra el feixisme.
Impressionant la frase del primer resistent.
"Resistir és crear, crear és resistir"


El programa del Consell Nacional de la Resistència

A la notícia anterior es parlava de la intenció de la patronal francesa de desmantellar el programa del Consell Nacional de la resistència. Reprodueixo el programa i lamento no tenir temps per a traduir-lo. S'accepten treballadors voluntaris que ho vulguin fer. És políticament rellevant.

Joan Tafalla

LE CONSEIL NATIONAL DE LA RÉSISTANCE

Le CNR se réunit pour la première fois le 27 mai 1943, clandestinement, dans un appartement parisien, sous la présidence de Jean Moulin, représentant en France occupée du Général de Gaulle (installé à Londres puis à Alger comme chef de la France libre). Jean Moulin sera arrêté par les nazis en juin de la même année. Lui ont succédé Georges Bidault, démocrate chrétien, puis, à la Libération, le 15 septembre 1944, Louis Saillant, CGT.

Le CNR regroupait :

    • huit mouvements de RÉSISTANCE intérieure : "Combat", "Libération zone Nord", "Libération (Sud)", "Francs-tireurs partisans (FTP)", "Front national" (rien à voir avec le Front national actuel), "Organisation civile et militaire" (OCM), "Ceux de la Résistance" (CDLR), "Ceux de la Libération" (CDLL),
    • les deux grandes confédérations syndicales de l'époque : CGT (réunifiée) et CFTC,
    • six représentants des principaux partis politiques reconnaissant la France Libre, dont le parti communiste, le parti socialiste, les radicaux, la droite républicaine et les démocrates-chrétiens.

Le CNR a défini son programme prévisionnel pour la Libération le 15 mars 1944. Comme vous pourrez le constater, on y trouve des objectifs d’une troublante actualité.


LE PROGRAMME DU CONSEIL NATIONAL DE LA RÉSISTANCE

Née de la volonté ardente des Français de refuser la défaite, la RÉSISTANCE n'a pas d'autre raison d'être que la lutte quotidienne sans cesse intensifiée.

Cette mission de combat ne doit pas prendre fin à la Libération. Ce n'est, en effet, qu'en regroupant toutes ses forces autour des aspirations quasi unanimes de la Nation, que la France retrouvera son équilibre moral et social et redonnera au monde l'image de sa grandeur et la preuve de son unité.

Aussi les représentants des organisations de la RÉSISTANCE, des centrales syndicales et des partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R. ,

délibérant en assemblée plénière le 15 mars 1944, ont-ils décidé de s'unir sur le programme suivant, qui comporte à la fois un plan d'action immédiate contre l'oppresseur et les mesures destinées à instaurer, dès la Libération du territoire, un ordre social plus juste.

I - PLAN D'ACTION IMMÉDIATE

Les représentants des organisations de RÉSISTANCE, des centrales syndicales et des partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R.

Expriment leur angoisse devant la destruction physique de la Nation que l'oppresseur hitlérien poursuit avec l'aide des hommes de Vichy, par le pillage, par la suppression de toute production utile aux Français, par la famine organisée, par le maintien dans les camps d'un million de prisonniers, par la déportation d'ouvriers au nombre de plusieurs centaines de milliers, par l'emprisonnement de 300.000 Français et par l'exécution des patriotes les plus valeureux, dont déjà plus de 50.000 sont tombés pour la France.

Ils proclament leur volonté de délivrer la patrie en collaborant étroitement aux opérations militaires que l'armée française et les armées alliées entreprendront sur le continent, mais aussi de hâter cette libération, d'abréger les souffrances de notre peuple, de sauver l'avenir de la France en intensifiant sans cesse et par tous les moyens la lutte contre l'envahisseur et ses agents, commencée dès 1940.

Ils adjurent les gouvernements anglais et américain de ne pas décevoir plus longtemps l'espoir et la confiance que la France, comme tous les peuples opprimés de l'Europe, a placés dans leur volonté d'abattre l'Allemagne nazie, par le déclenchement d'opérations militaires de grande envergure qui assureront, aussi vite que possible, la libération des territoires envahis et permettront ainsi aux Français qui sont sur notre sol de se joindre aux armées alliées pour l'épreuve décisive.

Ils insistent auprès du Comité Français de la Libération Nationale pour qu'il mette tout en oeuvre afin d'obtenir les armes nécessaires et de les mettre à la disposition des patriotes. Ils constatent que les Français qui ont su organiser la RÉSISTANCE ne veulent pas et d'ailleurs ne peuvent pas se contenter d'une attitude passive dans l'attente d'une aide extérieure, mais qu'ils veulent faire la guerre, qu'ils veulent et qu'ils doivent développer leur RÉSISTANCE armée contre l'envahisseur et contre l'oppresseur.

Ils constatent, en outre, que la RÉSISTANCE Française doit ou se battre ou disparaître; qu'après avoir agi de façon défensive, elle a pris maintenant un caractère offensif et que seuls le développement et la généralisation de l'offensive des Français contre l'ennemi lui permettront de subsister et de vaincre.

Ils constatent enfin que la multiplication des grèves, l'ampleur des arrêts de travail le 11 Novembre qui, dans beaucoup de cas, ont été réalisés dans l'union des patrons et des ouvriers, l'échec infligé au plan de déportation des jeunes français en Allemagne, le magnifique combat que mènent tous les jours, avec l'appui des populations, dans les Alpes, dans le Massif Central, dans les Pyrénées et dans les Cévennes, les jeunes Français des maquis, avant garde de l'armée de la Libération, démontrent avec éclat que notre peuple est tout entier engagé dans la lutte et qu'il doit poursuivre et accroître cette lutte.

En conséquence, les représentants des organisations de RÉSISTANCE, des centrales syndicales et des partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R.

Déclarent que c'est seulement par l'organisation, l'intensification de la lutte menée par les forces armées, par les organisations constituées, par les masses, que pourra être réalisée l'union véritable de toutes les forces patriotiques pour la réalisation de la libération nationale inséparable, comme l'a dit le Général De Gaulle, de l'insurrection nationale qui, ainsi préparée, sera dirigée par le C.N.R, sous l'autorité du C.F.L.N, dès que les circonstances politiques et militaires permettront d'assurer, même au prix de lourds sacrifices, son succès.

Ils ont l'espoir que les opérations de la Libération du pays, prévues par le plan de l'état major interallié, pourront ainsi être, le cas échéant, avancées grâce à l'aide apportée par les Français dans la lutte engagée contre l'ennemi commun, ainsi que l'a démontré l'exemple glorieux des patriotes corses.

Ils affirment solennellement que la France qui, malgré l'armistice, a poursuivi sans trêve la guerre, entend plus que jamais développer la lutte pour participer à la libération et à la victoire.

***

Pour mobiliser les ressources immenses d'énergie du peuple français, pour les diriger vers l'action salvatrice dans l'union de toutes les volontés, le C.N.R décide :

D'inviter les responsables des organisations déjà existantes à former des comités de villes et de villages, d'entreprises, par la coordination des formations qui existent actuellement, par la formation de comités là où rien n'existe encore et à enrôler les patriotes non organisés.

Tous ces comités seront placés sous la direction des comités départementaux de la libération (C.D.L). Ils seront soumis à l'autorité des C.D.L qui leur transmettront, comme directives, la plate-forme d'action et la ligne politique déterminée par le C.N.R.

Le but des ces comités sera, à l'échelon communal, local et d'entreprise, de faire participer de façon effective tous les Français à la lutte contre l'ennemi et contre ses agents de Vichy, aussi bien par la solidarité et l'assistance active à l'égard des patriotes sous l'impulsion et le soutien donnés aux revendications vitales de notre peuple. Par dessus tout, leur tâche essentielle sera de mobiliser et d'entraîner les Français qu'ils auront su grouper à l'action armée pour la Libération.

Ces comités devront, selon les circonstances et en se conformant aux instructions données par les C.D.L, appuyer et guider toutes les actions menées par les Français contre toutes les formes d'oppression et d'exploitation imposées par l'ennemi, de l'extérieur et de l'intérieur.

Ces comités devront :

1) Développer la lutte contre la déportation et aider les réfractaires à se cacher, à se nourrir, à se vêtir et à se défendre, enlevant ainsi des forces à l'ennemi et augmentant le potentiel humain de la RÉSISTANCE ;

2) Traquer et punir les agents de la Gestapo et de la Milice de DARNAND ainsi que les mouchards et les traîtres ;

3) Développer l'esprit de lutte effective en vue de la répression des nazis et des fascistes français ;

4) Développer, d'une part, la solidarité envers les emprisonnés et déportés; d'autre part, la solidarité envers les familles de toutes les victimes de la terreur hitlérienne et vichyssoise ;

5) En accord avec les organisations syndicales résistantes, combattre pour la vie et la santé des Français pour une lutte quotidienne et incessante, par des pétitions, des manifestations et des grèves, afin d'obtenir l'augmentation des salaires et traitements, bloqués par Vichy et les Allemands, et des rations alimentaires et attributions de produits de première qualité, réduites par la réglementation de Vichy et les réquisitions de l'ennemi, de façon à rendreà la population un minimum de vital en matière d'alimentation, de chauffage et d'habillement ;

6) Défendre les conditions de vie des anciens combattants, des prisonniers,des femmes de prisonniers, en organisant la lutte pour toutes les revendications particulières ;

7) Mener la lutte contre les réquisitions de produits agricoles, de matières premières et d'installations industrielles pour le compte de l'ennemi ; saboter et paralyser la production destinée à l'ennemi et ses transports par routes, par fer et par eau ;

8) Défendre à l'intérieur de la corporation agricole les producteurs contre les prélèvements excessifs, contre les taxes insuffisantes, et lutter pour le remplacement des syndicats à la solde de Vichy et de l'Allemagne par des paysans dévoués à la cause de la paysannerie française.

Tout en luttant de cette façon et grâce à l'appui de solidarité et de combativité que développe cette lutte, les comités de villes, de villages et d'entreprises devront en outre:

a) Renforcer les organisations armées des Forces Françaises de l'Intérieur par l'accroissement des groupes de patriotes : groupes francs, francs-tireurs et partisans, recrutés en particulier parmi les réfractaires ;

b) En accord avec les états majors nationaux, régionaux et départementaux des F.F.I, organisées milices patriotiques dans les villes, les campagnes et les entreprises, dont l'encadrement sera facilité par des ingénieurs, techniciens, instituteurs, fonctionnaires et cadres de réserve, et qui sont destinés à défendre l'ordre public, la vie et les biens des Français contre la terreur et la provocation, assurer et maintenir l'établissement effectif de l'autorité des Comités départementaux de la Libération sur tout ce qui aura été ou sera créé dans ce domaine pour le strict rattachement aux F.F.I dont l'autorité et la discipline doivent être respectées par tous.

Pour assurer la pleine efficacité des mesures énoncées ci-dessus, le C.N.R prescrit de l'état major national des Forces Françaises de l'Intérieur, tout en préparant minutieusement la coopération avec les Alliés en cas de débarquement, doit :

1) Donner ordre à toutes les formations des F.F.I de combattre dès maintenant l'ennemi en harcelant ses troupes, en paralysant ses transports, ses communications et ses productions de guerre, en capturant ses dépôts d'armes et de munitions afin d'en pourvoir les patriotes encore désarmés ;

2) Faire distribuer les dépôts d'armes encore inutilisés aux formations jugées par lui les plus aptes à se battre utilement dès à présent et dans l'avenir immédiat ;

3) Organiser de façon rationnelle la lutte suivant un plan établi avec les autorités compétentes à l'échelon régional, départemental ou local, pour obtenir le maximum d'efficacité ;

4) Coordonner l'action militaire avec l'action de RÉSISTANCE de la masse de la nation en proposant pour but aux organisations régionales paramilitaires d'appuyer et de protéger les manifestations patriotiques, les mouvements revendicatifs des femmes de prisonniers, des paysans et des ouvriers contre la police hitlérienne, d'empêcher les réquisitions de vivres et d'installations industrielles, les rafles organisées contre les réfractaires et les ouvriers en grève et défendre la vie et la liberté de tous les Français contre la barbare oppression de l'occupant provisoire.

***

Ainsi, par l'application des décisions du présent programme d'action commune, se fera, dans l'action, l'union étroite de tous les patriotes, sans distinction d'opinions politiques, philosophiques ou religieuses. Ainsi se constituera dans la lutte une armée expérimentée, rompue au combat, dirigée par des cadres éprouvés devant le danger, une armée capable de jouer son rôle lorsque les conditions de l'insurrection nationale seront réalisées, armée qui élargira progressivement ses objectifs et son armement.

Ainsi, par l'effort et les sacrifices de tous, sera avancée l'heure de la libération du territoire national ; ainsi la vie de milliers de Français pourra être sauvée et d'immenses richesses pourront être préservées.

Ainsi dans le combat se forgera une France plus pure et plus forte capable d'entreprendre au lendemain de la libération la plus grande oeuvre de reconstruction et de rénovation de la patrie.

II - MESURES À APPLIQUER DÈS LA LIBÉRATION DU TERRITOIRE

Unis quant au but à atteindre, unis quant aux moyens à mettre en oeuvre pour atteindre ce but qui est la Libération rapide du territoire, les représentants des mouvements, groupements, partis ou tendances politiques, groupés au sein du C.N.R. proclament qu'ils sont décidés à rester unis après la Libération :

1 ) Afin d'établir le gouvernement provisoire de la République formé par le Général de Gaulle pour défendre l'indépendance politique et économique de la nation, rétablir la France dans sa puissance, dans sa grandeur et dans sa mission universelle ;

2 ) Afin de veiller au châtiment des traîtres et à l'éviction dans le domaine de l'administration et de la vie professionnelle de tous ceux qui auront pactisé avec l'ennemi ou qui se seront associés activement à la politique des gouvernements de collaboration ;

3 ) Afin d'exiger la confiscation des biens des traîtres et des trafiquants de marché noir, l'établissement d'un impôt progressif sur les bénéfices de guerre et plus généralement sur les gains réalisés au détriment du peuple et de la nation pendant la période d'occupation, ainsi que la confiscation de tous les biens ennemis y compris les participations acquises depuis l'armistice par les gouvernements de l'Axe et par leurs ressortissants dans les entreprises françaises et coloniales de tout ordre, avec constitution de ces participations en patrimoine national inaliénable ;

4 ) Afin d'assurer :

  • l'établissement de la démocratie la plus large en rendant la parole au peuple français par le rétablissement du suffrage universel ;
  • la pleine liberté de pensée, de conscience et d'expression ;
  • la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l'égard de l'État, des puissances d'argent et des influences étrangères ;
  • la liberté d'association, de réunion et de manifestation ;
  • l'inviolabilité du domicile et le secret de la correspondance ;
  • le respect de la personne humaine ;
  • l'égalité absolue de tous les citoyens devant la loi ;

5) Afin de promouvoir les réformes indispensables :

a) Sur le plan économique :

    • l'instauration d'une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l'éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l'économie ;
    • une organisation rationnelle de l'économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l'intérêt général et affranchie de la dictature professionnelle instaurée à l'image des États fascistes ;
    • l'intensification de la production nationale selon les lignes d'un plan arrêté par l'État après consultation des représentants de tous les éléments de cette production ;
    • le retour à la nation des grands moyens de production monopolisés, fruit du travail commun, des sources d'énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d'assurances et des grandes banques ;
    • le développement et le soutien des coopératives de production, d'achats et de ventes, agricoles et artisanales ;
    • le droit d'accès, dans le cadre de l'entreprise, aux fonctions de direction et d'administration, pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires, et la participation des travailleurs à la direction de l'économie.

b) Sur le plan social :

    • le droit au travail et le droit au repos, notamment par le rétablissement et l'amélioration du régime contractuel du travail ;
    • un rajustement important des salaires et la garantie d'un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d'une vie pleinement humaine ;
    • la garantie du pouvoir d'achat national par une politique tendant à la stabilité de la monnaie ;
    • la reconstitution, dans ses libertés traditionnelles, d'un syndicalisme indépendant, doté de larges pouvoirs dans l'organisation de la vie économique et sociale ;
    • un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d'existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se les procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l'État ;
    • la sécurité de l'emploi, la réglementation des conditions d'embauchage et de licenciement, le rétablissement des délégués d'atelier ;
    • l'élévation et la sécurité du niveau de vie des travailleurs de la terre par une politique de prix agricoles rémunérateurs, améliorant et généralisant l'expérience de l'Office du blé, par une législation sociale accordant aux salariés agricoles les mêmes droits qu'aux salariés de l'industrie, par un système d'assurance contre les calamités agricoles, par l'établissement d'un juste statut du fermage et du métayage, par des facilités d'accession à la propriété pour les jeunes familles paysannes et par la réalisation d'un plan d'équipement rural ;
    • une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours ;
    • le dédommagement des sinistrés et des allocations et pensions pour les victimes de la terreur fasciste.

c) Une extension des droits politiques, sociaux et économiques des populations indigènes et coloniales.

d) La possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l'instruction et d'accéder à la culture la plus développée quelle que soit la situation de fortune de leurs parents, afin que les fonctions les plus hautes soient réellement accessibles à tous ceux qui auront les capacités requises pour les exercer et que soit ainsi promue une élite véritable, non de naissance mais de mérite, et constamment renouvelée par les apports populaires.

Ainsi sera fondée une République nouvelle qui balaiera le régime de basse réaction instauré par Vichy et qui rendra aux institutions démocratiques et populaires l'efficacité que leur avaient fait perdre les entreprises de corruption et de trahison qui ont précédé la capitulation. Ainsi sera rendue possible une démocratie qui unisse au contrôle effectif exercé par les élus du peuple la continuité de l'action gouvernementale.

L'union des représentants de la RÉSISTANCE pour l'action dans le présent et dans l'avenir, dans l'intérêt supérieur de la patrie, doit être pour tous les Français un gage de confiance et un stimulant. Elle doit les inciter à éliminer tout esprit de particularisme, tout ferment de division qui pourraient freiner leur action et ne servir que l'ennemi.

En avant donc, dans l'union de tous les Français rassemblés autour du C.F.L.N et de son président, le général De Gaulle !

En avant pour le combat, en avant pour la victoire, afin que VIVE LA FRANCE !

LE CONSEIL NATIONAL DE LA RÉSISTANCE


Une grande partie de ce programme a été effectivement appliquée après la guerre (sécurité sociale et retraites généralisées, contrôle des féodalités économiques à la Libération, droit à la culture pour tous, presse écrite délivrée de l'argent et de la corruption, lois sociales agricoles, etc). Ce programme de mars 1944 constitue encore de nos jours le socle des conquêtes sociales aujourd'hui menacées et méthodiquement démantelées.

On queda l'esperit de la resistència?


Tot llegint de passada.

Un lector escriu a Marianne, nº 690, 10 a 16 de juliol de 2010

Plana 63:
"Inexorablement, en profit dels més afortunats, l' organització social que protegia els més desprotegits és desmantellada. Fins a on aniran els nostres dirigents? La resposta prové d'une declaracions de Denis Kessler, ex-numero 2 de la patronal MEDEF, l'octubre de 2007. " La llista de les reformes? És fàcil, preneu tot allò que es va fer entre 1944 y 1952, sense excepció. La llista està allà. Avui es tracta de sortir de 1945 i de desfer metòdicament el programa del Consell Nacional de la Resistència". I aquest que posen en marxa aquestes reformes s'atreveixen a reclamar-se del gaullisme.
Michel Crumière, Langy.

dimarts, 6 de juliol de 2010

Carta desde la montaña


Desde el pié del Matagalls, 5 de julio de 2010

¿Refundación de IU? ¿Refundación de la sociedad?

Querido camarada y, sin embargo, amigo,

Ya sabes que en la montaña las cosas van un poco lentas. Así que te quiero pedir disculpas por comentar ahora una noticia antigua: ya tiene más de una semana. Pero como pienso que el debate tendrá una cierta duración, es posible que esta carta no te llegue demasiado tarde.

El diario “Público” del sábado 26 de junio, publicaba un artículo titulado “Refundar la sociedad” firmado por Armando Fernández Steinko, Rosa Regás y Enrique Santiago. De los dos primeros firmantes me consta su oficio, del tercero solo su cargo, que es el de “Secretario de Refundación de IU”.

Se trata de un material de agitación y propaganda del proceso de refundación de Izquierda Unida. Un proceso que recibió el pistoletazo de salida el mismo 26 de junio con una asamblea en la que de 700 asistentes, unos 300 no eran afiliados a IU, según el mismo diario (p.14). Como todo material de agitación y propaganda merece toda la atención y, por lo tanto, ser considerado seriamente.

Ya sé que los programas no han de ser juzgados por su parte expositiva y analítica, que las organizaciones suelen dejar bajo la responsabilidad de los literatos que después “no cortan el bacalao”, si no por la parte propositiva, que es aquella en la que las organizaciones tendrían que dar el do de pecho. Examinemos, en primer lugar, las propuestas de IU.

El día anterior, el mismo diario publicaba un anuncio de una manifestación que IU convocaba para el domingo 27 de junio bajo el lema. “Por el empleo, por una alternativa social a la crisis”. El mismo anuncio lleva un resumen del nuevo programa de IU: “Trabajo para con derechos todos y todas ( sic, j t). Plena protección del desempleo ( oxímoron, jt). Que paguen más quienes más tienen para salir de la crisis, mediante una fiscalidad progresiva, financiar servicios, pensiones y protección social públicas y avanzadas. Apoyo a las pequeñas empresas y autónomos/as, bajo criterios de creación de empleo y desarrollo sostenible. Crear y fortalecer un sector público que lidere el cambio de modelo productivo. Intervención pública y democrática de la economía. Creación de una Banca pública. Recuperar la democracia frente al mercado. Control democrático de la economía y las empresas. Igualdad de derechos y deberes. Ley electoral justa”. Como podemos observar, un programa de estricta observancia keynesiana y socialdemócrata. Cuestión que, con la que está cayendo, no es poca cosa. El mismo diario nos informaba el lunes 28 de junio que los manifestantes que defendian este programa, alcanzaron la cifra de 15.000 personas, lo cual no esta nada mal.

Querido amigo, si he copiado textualmente esta lista de reivindicaciones no lo he hecho para que te des cuenta de las dificultades e incoherencias del redactado. Lejos de mí el deseo de hacer escarnio de un proceso que podría significar el inicio de un giro de IU hacia la izquierda. Un giro a la izquierda por parte de IU no dejaría de constituir un oasis en la actual travesía del desierto. Por más esporádico que sea, un oasis siempre es mejor que la arena inacabable o que la dureza la hamada.

Siempre será mejor que el programa actual de IU esté más a la izquierda que el anterior. El problema es que los programas, en esta larga travesía del desierto, siempre suelen jugar el rol de los espejismos: expresan nuestros deseos más íntimos. Pero están muy lejos de la realidad.

El problema no es qué programa ofrece IU. El problema, como siempre, no es el programa. El problema es qué hace y que deja de hacer IU. El problema es como lo hace. Pongamos dos ejemplos:

¿Qué hacer? ¿Apoyar como en los pasados años un gobierno que ha mostrado claramente su cariz neoliberal? Qué importa que el programa actual de IU tenga un acento más keynesiano y social-demócrata que el anterior, si se sigue, parlamentariamente hablando, en la tesitura de chess reader desencantado con el equipo que has estado animando.

¿Qué hacer? ¿Continuar participando en el gobierno socio-liberal en Catalunya? Qué más da que el programa de IU tenga un acento más keynesiano y social-demócrata que antes, si formamos parte de un gobierno que privatiza la escuela y la sanidad, que reduce el salario a los funcionarios, que recorta la inversión pública, es decir, en pocas palabras, que aplica una política económica neoliberal.

Qué más da que la liturgia de IU vuelva al latín en la misa dominical, si la práctica del resto de la semana no se corresponde con lo que se predica desde el púlpito.

Aceptemos que mi aislamiento en la montaña no me permite captar la realidad y la profundidad de los cambios que comportará para IU el proceso de refundación preconizado por los firmantes del artículo y aprobado por el conjunto de la organización. Es muy posible. ¿Cómo saberlo? ¿Bajo la palabra de honor de los abajo firmantes? Hace un cierto tiempo que soy escéptico con las promesas y las grandes afirmaciones. Facta, non verba.

¿Cómo saber si este proceso es algo más que una escenificación del proceso de ascenso al poder partidario de una nueva capa de dirigentes? Por ejemplo, la información del diario no incluye cuantos de los 700 asistentes eran delegados de organizaciones de base y a cuanta gente representaban, cuantos debates refundadores se habían celebrado en los diversos lugares de España. Público tampoco informa de cuanta gente había participado en estos debates previos. Tampoco le podemos pedir peras al olmo al órgano del zapaterismo. En la ignorancia de los hechos, no descarto, que este proceso de refundación sea real y este superando la fase de una nueva formulación teórica, o, mejor dicho, retórica, de aquellas que el papel impreso tiene la paciencia de aguantarlo todo.

Vayamos pues a la única fuente que un simple lector de Público cuenta para hacerse una idea de que cosa es la refundación de IU. Analicemos brevemente el artículo mencionado al principio. Leyendo el título “Refundar la sociedad”, he querido sospechar que no se trata del título real escrito por los autores, si no uno puesto por la redacción de Público. Es un título tan poco ajustado al contenido del artículo, que resulta demagógico. Mis amigos de IU querrán perdonar este epíteto, que puede parecer dibujado con trazo grueso, lo reconozco, pero es el único que se me ocurre, teniendo en cuenta las mermadas fuerzas con las que cuenta IU para acometer una tarea tan monumental como refundar la sociedad.

Supongo que nos pondremos de acuerdo en que la sociedad se fundó con la propia aparición de ese ser social que es la especie humana, con la formación de los primeros grupos de cazadores-recolectores. Supongo que estaremos de acuerdo en que la sociedad ha ido cambiando a lo largo del tiempo, como producto de la voluntad humana y de la lucha de clases, hasta transformarse en esa cosa tan compleja que actualmente es. El proceso histórico llevado a cabo por el ser social para llegar al actual “callejón sin salida civilizatorio”, ha sido largo y extremadamente complejo. ¿Refundar la sociedad? Demasiado trabajo y demasiado difícil para un grupo político que trata desde hace demasiados años de encontrar su lugar dentro de esta sociedad.

Quizás un título más adecuado a la realidad real, habría sido. Refundar IU. Se ajusta más a las pretensiones declaradas por los firmantes. “Izquierda Unida ha decidido dar un paso irreversible en esta dirección. En primer lugar ha acordado refundarse a sí misma, abordar la solución definitiva de sus problemas internos, invitar a los desencantados a que se acerquen a la coalición, mostrar a la sociedad que tiene los poros bien abiertos”. Poco obrero para tanto tajo.

Algunos, no le pedimos a IU que haga algo tan abstracto y esotérico como refundarse: solamente le pedimos coherencia entre sus promesas fundacionales y programáticas y su práctica diaria. Será que la vida ha conseguido hacernos conformistas y pragmáticos.

Pero los autores no se conforman con tan poca cosa. Pretenden algo más: “Pero este es sólo el primer paso, un paso necesario para convertirse en herramienta y abordar el segundo, que es más profundo, más estructural y ambicioso: impulsar la formación de dicho bloque articulado, empoderar a la sociedad civil para que sea protagonista del proceso, crear espacios nuevos en los que se sienta cómoda y estimulada para construir un futuro compartido”. Todos ellos, objetivos bastante genéricos y que necesitan ser elucidados.

En primer lugar, ¿Cómo definen los autores este “bloque articulado”? Encontramos la respuesta en el parágrafo anterior: “No hay ninguna posibilidad, ninguna, de que este terremoto abra por sí mismo la puerta a una economía, a una sociedad y a una cultura solidarias si no existe una alternativa de poder, un bloque social articulado con capacidad de frenar una oleada de irracionalismo, de erigirse en alternativa viable en medio del desbarajuste que se viene encima”. El “bloque articulado” es, según los autores, una alternativa de poder.

¿Una alternativa de poder en un momento en el que las propias clases populares españolas no se muestran suficientemente dispuestas ni tan siquiera a defender el Estado de Bienestar, ni una política económica simplemente keynesiana? ¿Se han preguntado los autores sobre las razones y los orígenes de este desarme y de esta derrota del pueblo trabajador en nuestro país? ¿Han hecho el análisis crítico y autocrítico de este fenómeno? ¿Han hecho encuesta? ¿Han investigado? Teniendo en cuenta que uno de los autores es profesor de sociología, es lo mínimo que les podemos pedir. La defensa de un programa socialdemócrata y keynesiano, no la refundación de la sociedad, necesita hoy por hoy de una movilización social sin precedentes. ¿Cómo conseguirla? ¿Qué hay que hacer? ¿Cómo lo tenemos que hacer para que estas demandas pasen del papel a la realidad?

No estoy hablando de una alternativa de poder los autores. Sólo hablo de algo tan defensivo y reformista como estar dispuesto a dar una batalla en defensa de un programa socialdemócrata y keynesiano. Eso, hoy por hoy, ya sería mucho.

Constituir una alternativa de poder es algo muy diferente. Y no es algo simple ni fácil. Por descontado, que no es tarea para una organización política parlamentaria. Una alternativa de poder requiere de una situación en la cual, en palabras del clásico, “ni los de abajo puedan seguir viviendo como vivían, ni los de arriba puedan seguir gobernando como lo hacían”. No consigo visualizar en la realidad concreta, ninguna de las dos condiciones.

Además una alternativa de poder significa también, y sobre todo, que los de abajo están poderosamente organizados y libran diariamente una batalla dura para defender sus intereses vitales frente a los de arriba. Quiere decir que los de arriba no pueden conceder a los de abajo lo que piden sin poner en peligro la continuidad de su hegemonía. Quiere decir que la organización de los de abajo hunde sus raíces en todos y cada uno de los territorios, en cada uno de los lugares de trabajo, en cada intersticio del tejido social. Quiere decir que los de abajo han dejado de pensar que pueden ser como los de arriba, y, que, en cambio, quieren ser diferentes, muy diferentes. Quiere decir que la cultura política de los de abajo ha recuperado parte de su autonomía. Quiere decir que los de abajo tienen conciencia de la necesidad de una ofensiva general contra las líneas del enemigo y están dispuestos a pasar a esta ofensiva. Eso es una alternativa de poder. No creo que personas tan serias como los firmantes del artículo estén pensando que esta es la realidad actual de las clases populares españolas frente a la crisis.

Entonces, ¿A qué viene la retórica expresión alternativa de poder?

Me perdonarás, camarada y amigo, si te lo digo corto y claro: me parece que los firmantes del artículo se mantienen dentro de una ya vieja tradición del PCE. Una tradición que es vieja, pero no es tan vieja como el PCE. Todas las tradiciones han nacido en algún momento. Allá por los años setenta se nos presentó como una novedad absoluta, como una renovación radical del pensamiento del PCE, una propuesta que tuvo fatales consecuencias: la llamada vía española al socialismo.

Casi cuarenta años más tarde sabemos que esa gran idea sólo ha servido para llevar hacia el socialismo (¿) del PSOE a numerosos dirigentes del PCE, y para llevar al comunismo español y catalán hacia la marginalidad social. El catecismo de esta vía española al socialismo incluía una confusión, que ha resultado de larga duración. Se confundía y se confunde de forma permanente la tarea de creación de alternativas de gobierno y de construcción de mayorías parlamentarias, dentro del contexto del actual sistema liberal-representativo, con la lucha por la construcción de un bloque histórico nacional-popular. Que son dos cosas bien diferentes. Dicho de modo breve y sencillo, se confundía y se confunde, gobierno y poder. Es tradición de la casa, es tradición que IU ha heredado del PCE, y de la que, a la vista del artículo mencionado, no tiene intención de desprenderse.

El gobierno, quizás no hace falta que te lo aclare, querido amigo, por qué tú ya lo sabes mejor que estos teóricos retóricos, es la pequeña parte que emerge del inmenso iceberg del poder. Y no es precisamente, la parte más importante del poder. El gobierno es simplemente un instrumento más del poder. Ergo: construir una alternativa de gobierno no es construir una alternativa de poder.

Estimado amigo y camarada, acabo con un pequeño detalle de léxico:

Me refiero a la expresión usada por nuestros amigos firmantes del artículo “empoderar a la sociedad civil” Primero te hablaré del significado de la palabra y después del uso que hacen de ella los autores. Como el artículo está escrito en castellano, es necesario ir al “Diccionario de la Real Academia Española”, que nos informa de que se trata de una palabra en desuso y que es sinónimo de “apoderar”. Si buscamos esta segunda palabra en el DRAE, encontraremos que tiene cuatro acepciones: “1. Tr. Dicho de una persona: Dar poder a otra para que la represente en juicio o fuera de él. 2. Tr. Ant. Poner algo en poder de alguien o darle la posesión de ello. 3. prnl. Hacerse dueño de algo, ocuparlo, ponerlo bajo su poder. U.t. en sent. Fig. El pánico se apoderó de los espectadores. 4. Prnl. Ant. Hacerse poderoso o fuerte; prevenirse de poder o de fuerzas,”.

Que IU ha de “empoderar a la sociedad civil”, siguiendo el DRAE, querrá decir:

· Acepción 1, que: ¿”IU dará poder a la sociedad civil para que represente a IU”?

· Acepción 2, que ¿” IU dará posesión de la sociedad civil a alguien”?

· Acepción 3, que ¿”IU se hará amo, que ocupará, que pondrá bajo su poder a la sociedad civil”?

· La acepción 4 es inaplicable sintácticamente. Si el sujeto es IU y el complemento directo es la sociedad civil. El verbo es reflexivo. No se puede aplicar.

Ninguna de las cuatro acepciones de “empoderar” parecen aplicables en una frase que parece significar que IU hará algo hacia la sociedad civil. Ni es lógico que IU quiera que la sociedad civil la represente, ni es lógico que IU quiera entregar la sociedad civil a no se sabe quién, ni tampoco es lógico que IU quiera ocupar, apoderarse de la sociedad civil. Sería tanto como si una hormiga hiciese el amor a un elefante.

Podemos concluir de todo este embrollo dos cositas. La primera y más “chusca”, sería que los redactores no saben redactar. La descartaremos porque no es verdad.

La segunda, y, desde mi modesto punto de vista, más verosímil, es que los autores del artículo y IU misma, se encuentran en un verdadero “impasse”, que es la forma en que los franceses dicen la expresión catalana “atzucac”. En castellano, más castizo, se llama a eso “callejón sin salida”. Quizás expresiones como “empoderar a la sociedad civil” sirvan a los autores para ocultar esa realidad. Pero, para un modesto lector de “Público” como yo, no consiguen otra cosa que dar una nueva vuelta de tuerca al idioma de las élites políticas.

Eso no es ninguna crítica. Todos estamos en este callejón sin salida. Pero la condición necesaria, aunque no suficiente, para salir de esta situación, es ser consciente de ella.

Recibe querido camarada un saludo comunista y jacobino, desde la montaña, de tu amigo que lo es

Joan Tafalla

Montagnard surpassé.

PD. Si quieres leer el artículo completo del que te he hablado lo podrás encontrar en: http://blogs.publico.es/dominiopublico/2101/refundar-la-sociedad/

PD 2. Esta carta, escrita originalmente en catalán y publicada en http://lallibertatdelsantics.blogspot.com/, ha sido traducida al castellano por Carlos Gutiérrez.

dilluns, 5 de juliol de 2010

Refundació d’ IU? Refundació de la societat?

Carta des de la muntanya

Sota el Matagalls, 5 de juliol de 2010.

Refundació d’ IU? Refundació de la societat?

Estimat camarada i, no obstant, amic,

Ja saps que a la muntanya les coses van una mica lentes. Així que et vull demanar disculpes per comentar ara una notícia vella: ja té més d’una setmana. Però com que penso que tindrà una certa durada, potser aquesta carta no t'arribi massa tard.

El diari “Público” de dissabte 26 de juny publicava un article titulat “Refundar la sociedad” signat per Armando Fernández Steinko, Rosa Regás i Enrique Santiago. Dels dos primers signants hi consta el seu ofici, del tercer només el seu càrrec, que és “Secretario de Refundación de IU”.

Es tracta d’una peça d’agitació i propaganda del procés de refundació de Izquierda Unida. Un procés que va rebre el tret de sortida el mateix 26 de juny amb una assemblea en la que de 700 assistents, uns 300 no eren afiliats a IU, segons el mateix diari (p. 14). Com a tota peça d’agitació i propaganda mereix tota l’ atenció I per tant, ser considerada seriosament.

Ja sé que els programes no han de ser jutjats mai per la seva part expositiva i analítica, que les organitzacions solen deixar sota la responsabilitat dels lletraferits que després “no tallen el bacallà”, si no per la part propositiva que és aquella en que les organitzacions haurien de donar el do de pit. Examinem en primer lloc, les propostes d’IU. El dia anterior, mateix diari publicava un anunci d’una manifestació que IU convocava per a el diumenge 27 de juny sota el lema: “Por el empleo, por una alternativa social a la crisis”. El mateix anunci ens fa un resum del nou programa de IU: “Trabajo para con derechos todos y todas ( sic, jt). Plena protección del desempleo ( oxímoron, jt). Que paguen más quienes más tienen para salir de la crisis, mediante una fiscalidad progresiva, financiar servicios, pensiones y protección social públicas y avanzadas. Apoyo a las pequeñas empresas y autónomos/as, bajo criterios de creación de empleo y desarrollo sostenible. Crear y fortalecer un sector público que lidere el cambio de modelo productivo. Intervención pública y democrática de la economía. Creación de una Banca pública. Recuperar la democracia frente al mercado. Control democrático de la economía y las empresas. Igualdad de derechos y deberes. Ley electoral justa”. Com podem observar, un programa d’estricta observància keynesiana y socialdemòcrata. Cosa que amb la que està caient, no és poca cosa. El mateix diari ens informava el dilluns 28 de juny que els manifestants que defensaven aquest programa assoliren la xifra de 15.000 persones, la qual cosa no està gens malament.

Amic, si he copiat textualment aquesta llista de reivindicacions no ho he fet per a t’adonis de les dificultats e incoherències del redactat. Lluny de mi el desig d’escarnir un procés que podria significar l’inici d’un gir de IU cap a l’esquerra. Un gir a l’esquerra per part de IU no deixaria de constituir un oasi en l’actual travessia del desert. Per més escadusser que sigui, un oasi sempre és millor que la sorra inacabable o la duresa la hamada.

Sempre serà millor que el programa actual de IU estigui més a l’esquerra que l’anterior. El problema és que els programes, en aquesta llarga travessia del desert, sempre solen jugar el rol dels miratges: expressen els nostres desitjos més íntims. Però estan ben lluny de la realitat.

El problema no és quin programa ofereix IU. El problema, com sempre, no és el programa. El problema és què fa i què deixa de fer IU. El problema es com ho fa. Posem dos exemples:

· Que fer? Sostenir com en els anys passats un govern que ha mostrat clarament el seu caire neo-liberal? Què importa que el programa de IU, tingui un accent més keynesià i social-demòcrata que abans, si se segueix, parlamentàriament perlant, en la tessitura de chess-reader desencantat amb l’equip que has estat animant.

· Què fer? Continuar participant en el govern socio-liberal a Catalunya? Què hi fa que el programa de IU tingui un accent més keynesià i social-demòcrata que abans, si formem part d’un govern que privatitza l’escola i la sanitat, que redueix el salari als funcionaris, que retalla la inversió pública, es a dir, breu i curt, que aplica una política econòmica neo-liberal.

· Què hi fa que la litúrgia de IU, retorni al llatí en la missa dominical, si la pràctica de la resta de la setmana no s’adiu amb allò que es predica des de la trona?

Posem que el meu aïllament en la muntanya no em permet copsar la realitat i la profunditat dels canvis que comportarà per a IU el procés de refundació preconitzat pels signants de l’article i aprovats pel conjunt de la organització. És ben possible. Com saber-ho? Sota paraula d’honor dels sota-signants? Fa un cert que sóc escèptic respecte de les promeses i de les grans afirmacions. Facta, non verba.

Com saber si aquest procés és quelcom més que una escenificació del procés d’ascens al poder partidari d’una nova capa de dirigents? Per exemple, la informació del diari no inclou quants dels 700 assistents eren delegats d’organitzacions de base i a quanta gent representaven, quants debats refundadors s’havien celebrat en diversos indrets d’Espanya. Público tampoc no informa de quanta gent havia participat en aquests debats previs. Tampoc li podem demanar peres a l’om a l’òrgan del zapaterisme. En la ignorància dels fets, no descarto, doncs, que aquests procés de refundació sigui real i estigui superant la fase de una nova formulació teòrica o, millor dit, retòrica, d’aquelles les que el paper imprès te la paciència d’ aguantar.

Anem doncs a la única font que un simple lector de Público compta per a fer-se una idea de quina cosa és la refundació de IU. Analitzem breument l’article mencionat al principi. Llegint el títol “Refundar la sociedad”, he volgut sospitar que no es tracta del títol real escrit pels autors, si no posat per la redacció de Público. Tinc aquesta sospita per que és un títol tant poc ajustat al contingut de l’article, que resulta demagògic. Els meus amics de IU em sabran perdonar aquest epítet, que surt pel broc gros, ho reconec, però és l’únic que se m’acut, tenint en compte les migrades forces amb que compta IU per a escometre una tasca tant monumental com refundar la societat.

Suposo que en posarem d’acord en que la societat es va fundar amb la pròpia aparició d’aquest ésser social que és l’espècie humana, amb la formació dels primers grups de caçadors- recol·lectors. Suposo que estarem d’acord en que la societat ha anat canviant al llarg del temps, com a producte de la voluntat humana i de la lluita de classes, fins a transformar-se a aquesta cosa tant complexa que és actualment. El procés històric emprat per l’ésser social per a arribar a l’actual atzucac civilitzatori ha estat llarg i extremadament complex. Refundar la societat? Massa feina i massa difícil per a un grup polític que tracta des de fa massa anys de trobar el seu lloc dins d’aquesta societat.

Potser un títol més adequat a la realitat real hauria estat: Refundar IU. S’ajusta més a les pretensions declarades pels signants: Izquierda Unida ha decidido dar un paso irreversible en esta dirección. En primer lugar ha acordado refundarse a sí misma, abordar la solución definitiva de sus problemas internos, invitar a los desencantados a que se acerquen a la coalición, mostrar a la sociedad que tiene los poros bien abiertos”. Molta roba i poc sabó.

Alguns, no li demanem a IU que faci quelcom tant abstracte i esotèric com re- fundarse: solament li demanem coherència entre les seves promeses fundacionals i programàtiques i la seva pràctica diària. Serà que la vida ha aconseguit fer-nos conformistes i pragmàtics.

Però els autors no es conformen amb tant poca cosa. Pretenen quelcom més: Pero este es sólo el primer paso, un paso necesario para convertirse en herramienta y abordar el segundo, que es más profundo, más estructural y ambicioso: impulsar la formación de dicho bloque articulado, empoderar a la sociedad civil para que sea protagonista del proceso, crear espacios nuevos en los que se sienta cómoda y estimulada para construir un futuro compartido”. Tots ells, objectius força genèrics I que necessiten ésser elucidats.

En primer lloc, com defineixen els autors aquestbloque articulado”? Trobem la resposta en el paràgraf anterior: “No hay ninguna posibilidad, ninguna, de que este terremoto abra por sí mismo la puerta a una economía, a una sociedad y a una cultura solidarias si no existe una alternativa de poder, un bloque social articulado con capacidad de frenar una oleada de irracionalismo, de erigirse en alternativa viable en medio del desbarajuste que se viene encima”. El “bloque articulado” és segons els autors, una alternativa de poder.

Una alternativa de poder en un moment en que les pròpies classes populars espanyoles no es mostren gaire disposades ni tant sols a defensar l’estat del benestar ni una política econòmica simplement keynesiana? S’han preguntat els autors sobre les raons i els orígens d’aquests desarmament i d’aquesta derrota del poble treballador en el nostre país? Han fet l’anàlisi crític i auto- crític d’aquest fenomen? Han fet enquesta? Han investigat? Tenint en compte que un dels autors és professor de sociologia, és el mínim que els hi podem demanar. La defensa d’un programa socialdemòcrata i keynesià, no pas la refundació de la societat, necessita avui per avui d’una mobilització social sense precedents. Com aconseguir-la? Que cal fer? Com ho hem de fer per a passar aquestes demandes del paper a la realitat?

Jo no parlo d’una alternativa de poder, com diuen els autors. Només estic parlant de quelcom tant defensiu i reformista com estar disposat a donar una batalla en defensa d’ un programa socialdemòcrata i keynesià. Això, avui per avui seria ja molt.

Constituir una alternativa de poder és ben altra cosa. I no es quelcom, simple ni fàcil. Per descomptat que no és tasca per a una organització política parlamentària. Una alternativa de poder requereix d’una situació en la qual, en paraules del clàssic, “ni els de baix puguin continuar vivint com vivien, ni els de dalt puguin continuar governant com ho feien”. No aconsegueixo visualitzar en la realitat concreta, cap de les dues condicions.

Però una alternativa de poder significa també i sobretot que els de baix estan poderosament organitzats i lliuren diàriament una batalla dura per a defensar els seus interessos vitals front els de dalt. Vol dir que els de dalt no poden concedir als de baix allò que demanen sense posar en perill la continuïtat de la seva hegemonia. Vol dir l’organització dels de baix ensorra les seves arrels en tots i cadascun dels territoris, en cadascun dels llocs de treball, que disputa el poder en cada micro-fonament de la societat, en cada cèl·lula de la vida social, en cada interstici del teixit social. Vol dir que els de baix han deixat de pensar que poden ser com els de dalt i que, en canvi, volen ser diferents, ben diferents que ells. Vol dir que la cultura política dels de baix ha recuperat part de la seva autonomia. Vol dir que el de baix tenen consciència de la necessitat d’una ofensiva general contra les línies de l’enemic i estan disposats a passar a aquesta ofensiva. Això és una alternativa de poder. No crec que persones tant serioses com els signants de l’article estiguin pensant que aquesta es la realitat de les classes populars espanyoles davant la crisi.

Llavors, a què ve la retòrica expressió alternativa de poder?

Em perdonaràs, camarada i amic, ho digui ras i curt: em sembla que els signants de l’article es mantenen dins d'una ja vella tradició del PCE. Una tradició que és vella, però no és tant vella com el PCE. Totes les tradicions han nascut en algun moment. Allà pels anys setanta se’ns va presentar com a novetat absoluta, com a renovació radical del pensament del PCE una proposta que va tenir fatals conseqüències: la anomenada via espanyola al socialisme.

Gairebé quaranta anys després sabem que només ha servit per a dur cap a el socialisme (?) del PSOE a nombrosos dirigents del PCE, i per portar al comunisme espanyol i català cap a la marginalitat social. El catecisme d’aquesta via espanyola al socialisme incloïa una confusió, que ha resultat de llarga duració. Es confonia i es cofon de forma permanent la tasca de creació d’ alternatives de govern i de construcció de majories parlamentàries, dins del context de l’actual sistema liberal-representatiu, amb la lluita per la construcció d’un bloc històric nacional-popular. Que són dues coses ben diferents. Dit curt i ras es confonia i es confon govern i poder. És tradició de la casa, és tradició que IU ha heretat del PCE i de la que, a la vista de l’article mencionat, no té intenció des desprendre’s.

El govern, no cal que t’ho esclareixi, estimat amic, per que tu ja ho saps millor que aquests teòrics retòrics, és la petita part que emergeix de l’immens iceberg del poder. I no és precisament, la part més important del poder. El govern és simplement un instrument més del poder. Ergo: construir una alternativa de govern no és pas construir una alternativa de poder.

Estimat amic i camarada, acabo amb un petit detall de lèxic.

Em refereixo a l’expressió usada pels nostres amics signants de l’article: “empoderar a la sociedad civil”. Primer et parlarè del significat de la paraula i desprès de l’ús que en semblen fer els autors. Com que l’article està escrit en castellà cal anar al “Diccionario de la Real Academia Española”, que ens informa de que es tracta d’un mot en desús i que és sinònim de “apoderar”. Si busquem aquesta segona paraula en el DRAE trobarem que té quatre accepcions: “1. tr. Dicho de una persona: Dar poder a otra para que la represente en juicio o fuera de él. 2. tr. ant. Poner algo en poder de alguien o darle la posesión de ello. 3. prnl. Hacerse dueño de algo, ocuparlo, ponerlo bajo su poder. U. t. en sent. fig. El pánico se apoderó de los espectadores. 4. prnl. ant. Hacerse poderoso o fuerte; prevenirse de poder o de fuerzas.”.

Que IU ha de empoderar a la sociedad civil” , seguint el DRAE, voldrà dir:

· Accepció 1, que: “IU donarà poder a la societat civil per a que representi a IU” ?

· Accepció 2, que: “IU posarà a algú en poder de la societat civil” ?

· Accepció 3, que: “IU es farà amo, que ocuparà, que posarà sota el seu poder a la societat civil” ?

· L’accepció 4 és inaplicable sintàcticament. El subjecte és IU i el complement directe és la societat civil. El verb és reflexiu. No es pot aplicar.

Cap de les quatre accepcions de “empoderar” semblen aplicables en una frase que sembla significar que IU farà quelcom envers a la societat civil. Ni es lògic que IU vulgui que la societat civil la representi, ni es lògic que IU vulgui lliurar la societat civil a no se sap qui, ni tampoc és lògic que IU vulgui ocupar, apoderar-se de la societat civil. Seria com si una formiga fes l’amor a un elefant.

Podem concloure de tot aquest garbuix això dues cosetes. La primera i més “txusca” seria que els redactors no saben redactar. La descartarem per que no és veritat.

La segona i, des de el meu modest punt de vista, més versemblant, és que els autors de l’article i IU es troben en un veritable “impasse”, que és la forma que els francesos diuen “atzucac” . Els castellans, més castissos ells, anomenen a això “callejón sin salida”.

Això no és pas cap crítica. Tots hi estem en aquest atzucac. Però la condició necessària, encara que no suficient, per a sortir d’aquesta situació, és ser-ne conscient.

Rep estimat camarada una salutació comunista i jacobina, des de la muntanya, del teu amic que ho és,

Joan Tafalla

Montagnard dépassé.

PD. Si vols llegir sencer l’article del que t’he parlat el podràs trobar a:

http://blogs.publico.es/dominiopublico/2101/refundar-la-sociedad/